Et si notre priorité c’était de prendre soin de soi ?
- Estelle Borgeat
- il y a 9 heures
- 5 min de lecture
Qu’est-ce que ça changerait concrètement dans notre quotidien ?
Et si demain au lieu de faire ces tâches qui ne me font pas du bien, je prenais la matinée pour faire uniquement ce qui me nourrit…
Une heure de sport, un bon petit déjeuner, lire ce bouquin qui m’attend depuis plusieurs semaines et avancer sur le projet qui me fait vibrer.
Peut-être qu’ensuite, les nécessités seront plus facile à réaliser. Parce que ce que l’on fait de notre temps va nous impacter positivement ou négativement. C’est pour ça que choisir ses priorités devient une question importante à se poser.
Cette semaine, qu’est-ce que j’ai envie de concrétiser ?
Y-a-t-il des impératifs que je ne peux déléguer, déplacer, annuler ?
Si non, comment est-ce que j’ai envie de les gérer ?
En bloc ou par petite dose ?
Je ne pense pas qu’il existe de bonne façon de s’organiser, par contre chacune est libre de tester différentes approches pour ensuite créer celles qui lui convient.
Voici quelques variantes :
Variante 1 : L’organisation planifiée et détaillée
Je liste en début de semaine toutes les choses que je veux réaliser. Je bloque ensuite des moments dans mon agenda et je détaille ce que je vais faire pour chaque tâche.
Cette méthode convient aux personnes qui aiment :
anticiper
structurer leurs journées
avancer étape par étape
ou qui on de la peine à avancer
Elle permet de clarifier ce qui doit être fait et d’éviter d’y penser en permanence.
Variante 2 : L’organisation intuitive
Je définis quelques grandes intentions pour la semaine, par exemple trois choses importantes que j’aimerais faire avancer. Je me laisse ensuite de l’espace pour les réaliser à mon rythme et au moment où je sens que c’est juste.
Cette approche convient aux personnes qui fonctionnent beaucoup avec :
l’énergie du moment
l’inspiration
la flexibilité
Elle permet de rester à l’écoute de soi tout en gardant une direction.
Variante 3 : L’organisation par l’énergie et l’espace
Je ne m’organise pas seulement selon le temps disponible, mais aussi selon mon niveau d’énergie.
Par exemple :
moments d’énergie haute → tâches importantes ou créatives
moments d’énergie basse → tâches administratives ou simples.
Dans cette approche, je veille aussi à ne pas remplir complètement mon agenda. Je garde volontairement des moments libres pour :
réfléchir
laisser émerger des idées
répondre à des opportunités
me reposer.
Ici, l’espace et le respect de son rythme deviennent aussi des priorités.
Les indicateurs
Il y a aussi des indicateurs qui peuvent nous aider à comprendre si notre organisation nous correspond vraiment.
Par exemple :
Observer comment je me sens
Comment est-ce que je me sens avant, pendant et après avoir réalisé une tâche ou fixé un rendez-vous ?
Est-ce que cette activité me donne de l’énergie ou est-ce qu’elle m’en enlève Certaines activités demandent de l’effort, mais laissent ensuite une sensation de satisfaction ou de légèreté. D’autres, au contraire, peuvent nous peser toute la journée.
Ces ressentis sont souvent de bons indicateurs pour ajuster nos priorités.
Par exemple :
Est-ce que je ressors d’une réunion avec de nouvelles idées ou complètement épuisée ?
Est-ce que cette activité me met en mouvement ou est-ce que je la repousse sans cesse ?
Questionner l’origine de mes tâches
Une autre question intéressante est de se demander :
Qu’est-ce qui m’a décidé à faire cette tâche ?
Est-ce que j’en avais envie ?
Est-ce qu’on m’a conseillé de le faire ?
Ou est-ce que je pense simplement que c’est indispensable, même si je n’aime pas du tout ça ?
On réalise parfois que certaines choses que l’on fait chaque semaine ne viennent pas vraiment de nous.
Elles viennent :
d’une habitude
d’une pression sociale
d’un conseil entendu quelque part
ou d’une idée que « c’est comme ça qu’il faut faire ».
Un exemple que j’entends très souvent est :
« Je déteste créer du contenu, mais aujourd’hui on est obligé pour se faire connaître. »
Vraiment ?
Vous ne pensez pas qu’il existe d’autres façons de développer une activité si la création de contenu devient chronophage ou pénible ?
Que se passerait-il si, dès demain, vous arrêtiez d’alimenter les plateformes ?
Pour certaines personnes, ce serait une catastrophe. Pour d’autres, ce serait un énorme soulagement.
Et cela libérerait du temps pour d’autres actions :
rencontrer des personnes
organiser des événements
développer des collaborations
écrire directement à des personnes intéressées
ou simplement améliorer son offre.
Relier les tâches à un projet plus grand
Quel projet est-ce que cette tâche me permet de faire avancer ?
C’est un bon moyen de voir certaines tâches plus pénibles comme des leviers plutôt que comme des contraintes.
Par exemple :
Faire sa déclaration d’impôts peut devenir une façon de contribuer au fonctionnement de la société et, par exemple, à financer l’école de mes enfants.
Tenir sa comptabilité à jour peut devenir un moyen de mieux comprendre son activité, ses revenus et ses dépenses, pour ensuite adapter sa stratégie.
Faire du sport peut être vu comme un investissement dans son énergie et sa santé.
Identifier ce qui mérite vraiment de rester
On peut aussi se poser des questions très simples :
Si cette tâche disparaissait de mon agenda demain, est-ce que ce serait un problème ?
Est-ce que je le fais par choix, par habitude ou par obligation imaginaire ?
Est-ce que cela me rapproche de la vie ou du projet que je souhaite construire ?
Parfois, en prenant simplement un peu de recul, on réalise que certaines choses peuvent être :
simplifiées
déléguées
espacées
ou même complètement supprimées.
Et c’est souvent là que l’espace réapparaît dans nos semaines.
Cet espace qui permet de respirer, de réfléchir… et parfois de voir apparaître de nouvelles idées.
La discipline pour réaliser ses projets
Il y a cependant un point important à garder en tête : lorsqu’on s’engage dans un projet qui compte pour nous, la discipline devient indispensable. Les idées, les envies ou les intentions ne suffisent pas.
Pour qu’un projet avance réellement, il faut accepter de lui donner une place concrète dans notre agenda. Cela signifie parfois se créer des rendez-vous avec soi-même et les respecter comme n’importe quel autre engagement. Bien sûr, il est tentant de trouver des excuses : le manque de temps, la fatigue, les imprévus.
Mais si ce projet est vraiment important pour nous, ces excuses doivent être questionnées et dépassées. La discipline n’est pas une contrainte punitive, c’est plutôt une manière de se soutenir dans la réalisation de ce que l’on souhaite construire.
Et si malgré tout, les résistances reviennent sans cesse, cela peut aussi être un signal intéressant : peut-être que ce projet ne nous correspond pas autant qu’on le pensait. Mais lorsque l’envie est là, profonde et sincère, alors la régularité et la discipline deviennent des alliées pour transformer une idée en réalité.




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